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    <title>indicible</title>
    <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=453</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>« Elle reste propre la fig… hum…, propre, bien qu’imprononçable ! » : l’humanisme indicible dans Les Couleurs du jour de Romain Gary</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=470</link>
      <description>Être humaniste après 1945 n’est pas une posture évidente. Les horreurs de la seconde guerre mondiale ont, pour beaucoup, jeté le discrédit sur la nature humaine et en ont révélé son caractère monstrueux. Pourtant, il est encore des auteurs, comme Romain Gary, pour croire que l’homme est quelque chose qui vaut la peine qu’on se batte pour lui, qu’on croie encore en lui, malgré tout. Lucide mais incapable de désespérer, il retranscrit cette dichotomie dans Les couleurs du jour, publié en 1952. Cet article s’attache à démontrer que derrière son ironie, son apparente vulgarité, son discours tronqué, ce que ne cesse de dire cette fable parfois grotesque, c’est l’idéal humaniste, comme un poids invisible dont on ne peut ou on ne doit se défaire. Sur fond d’histoire d’amour et de souvenirs de guerre, Gary nous communique la douloureuse survivance de l’humanisme dans l’après-guerre, la lutte vaine de deux hommes, Rainier et La Marne, qui tentent d’échapper à ce en quoi ils ont toujours cru : l’homme. Dans les non-dits, dans les points de suspension, dans les silences, « l’humain humaniste et humanisant, tendrement tolérant et humainement impossible » qui devrait donc être hors-champ, hors époque, ne cesse de venir affleurer à la surface et de hanter le texte. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 15:28:38 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 août 2022 11:24:37 +0200</lastBuildDate>
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      <title>The Dream of Gerontius de John Henry Newman : une poésie à l’épreuve de l’indicible</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=452</link>
      <description>Dans The Dream of Gerontius (1865), John Henry Newman (1801-1890) présente, à travers un songe poétique, le passage de la vie à la mort de Gerontius, le personnage et locuteur principal de l’œuvre. Le but de cet article est de montrer comment Newman fait usage de l’ellipse, du non-dit et du présupposé dans son approche de l’indicible autour de la mort et de l’au-delà de la mort de Gerontius. Le songe poétique comme topos plonge le lecteur dans un imaginaire tout autre face à la mort. Le monologue dramatique de Gerontius et des autres personnages introduit une polyphonie illocutoire et musicale riche. L’expérience de la mort d’autrui (celle de Gerontius en l’occurrence) renvoie à la mort de chacun et échappe au pouvoir des mots et du récit, d’où la célébration. Les passages lyriques contenus dans The Dream of Gerontius, sous la forme d’hymnes de la tradition chrétienne, permettent aussi une approche de l’indicible à travers les voix qui chantent et célèbrent, tantôt de manière harmonieuse ou plutôt décousue et discordante. En définitive l’implicite et le non-dit dans le langage poétique de Newman constituent une approche de ce mouvement d’anéantissement qu’est la mort de Gerontius. Quant au silence, loin d’être morbide, il permet d’adapter l’attitude du lecteur-auditeur face à la profondeur du mystère. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 15:28:13 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 août 2022 11:23:54 +0200</lastBuildDate>
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