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    <title>roman</title>
    <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=462</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La question de la norme et du genre dans Línea de fuego (2020) de Pérez-Reverte</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=673</link>
      <description>Durant le siècle dernier la norme traditionnelle de représentation du genre fut principalement binaire et hétéronormative. En littérature, dans l’œuvre de l’Espagnol Arturo Pérez-Reverte, la norme et le genre font également sens. En effet, dans Línea de fuego, l’un des derniers romans (non traduit en français) de l’académicien et écrivain espagnol, publié en 2020, nous retrouvons la représentation de la normalité et de l’anormalité traditionnelle du genre propre non seulement au contexte historique des années 1930 mais aussi à la génération de l’auteur (né en 1951). Cependant, ce roman offre également la représentation de l’anomal, de l’exception, de l’irrégulier, de l’inédit. En effet, l’inclusion d’un groupe de femmes dans la bataille de l’Èbre (1938), pendant la guerre civile espagnole, constitue une anomalie historique : une catégorie productive intentionnelle qui déplace les repères, interroge, perturbe le sens de l’Histoire et brouille les représentations du genre. C’est la raison pour laquelle, nous sommes amenés à penser que Pérez-Reverte se laisse emporter par un flot lexical trivial, voire argotique, circonscrivant dans son roman le caractère descriptif de l’anomal, sans se référer forcément à une valeur au regard d’un type de règle, dans le contexte actuel où la notion de genre est fortement interrogée et remise en question, notamment par les mouvements féministes et LGBT+ et le wokisme, mais également par leurs détracteurs. La finalité de Pérez-Reverte n’est peut-être pas de déconstruire un modèle existant, mais de survivre face à une certaine réécriture qu’impose le regard de la postmodernité.  </description>
      <pubDate>jeu., 31 mars 2022 12:18:20 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 15 nov. 2022 17:17:04 +0100</lastBuildDate>
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      <title>« Décrire tout, sauf l’objet » : Ennemonde et autres caractères (1968) de Jean Giono</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=460</link>
      <description>Inspiré par William Faulkner, dont il admire « le langage d’élision » et le pouvoir de suggérer les choses sans les nommer, Giono opère un changement de technique narrative dans sa production romanesque à partir des années 1940. Dressant un parallèle avec la photographie, Giono entend décrire l’objet « en négatif », c’est-à-dire en le faisant apparaître dans ce qui n’est pas montré. C’est ce qu’il met en œuvre dans Ennemonde et autres caractères, chronique romanesque publiée en 1968 et consacrée aux amours d’Ennemonde, personnage féminin dont les crimes apparaissent en creux à mesure qu’avance le récit. Densité et concision de l’écriture sont au service du non-dit dans ce roman où le narrateur lui-même semble ignorer la monstruosité de son personnage. L’« ascétisme narratif » s’y incarne dans l’ellipse et produit paradoxalement le sens, le narrateur nourrissant l’ambiguïté de ce personnage mystérieux dont on comprend implicitement qu’il tire son plaisir du crime parfait. Par là, Giono renouvelle non seulement l’art du récit mais également l’art de la lecture, dans un jeu de piste où le lecteur doit décrypter les signes pour découvrir la vérité de l’histoire et du personnage d’Ennemonde. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 15:28:25 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 août 2022 11:24:15 +0200</lastBuildDate>
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