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    <title>roman</title>
    <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=462</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Jane Austen, domestic travel and the carriage as an (anti-)sociable space</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1693</link>
      <description>Domestic travel, in the eighteenth century, usually implied the use of a carriage, be it a post chaise, the stage coach, a gig or a curricle. In in any novel, the arrival of a carriage indicates action, and especially for the female protagonists, a carriage generally suggests either an impending sociable event, or moral danger, or both. In Austen’s novels, all kinds of vehicles appear, and usually take the protagonists towards a ball or on a neighbourly visit, away from families and friends, and into sociable spaces such as Bath or London. Carriages, as scholars have shown, indicate character in her works, and move the story forward along with the protagonists. Moreover, the carriage itself is a sociable space where lively conversations take place, intimacy grows – or silence spreads an unsociable blanket over the passengers. Ultimately, the carriage in Austen’s novels has something to say about the transition of sociability itself: from the eighteenth to the nineteenth century, from London to the country side and at the same time from local travel to domestic tourism, from sociable clubs to large assemblies, and from the semi-public drawing room to the intimate seclusion of the private vehicle. Au XVIIIe siècle, les déplacements à l’intérieur du pays impliquaient généralement l’utilisation d’une voiture, qu’il s’agisse d’une calèche postale, d’une diligence, d’un gig ou d’un curricle. Dans n’importe quel roman, l’arrivée d’une voiture annonce de l’action, et surtout pour les héroïnes, elle laisse généralement présager soit un événement mondain imminent, soit un danger moral, soit les deux. Dans les romans d’Austen, toutes sortes de véhicules apparaissent et emmènent généralement les protagonistes à un bal ou chez des voisins, loin de leurs familles et amis, vers des lieux de vie sociale tels que Bath ou Londres. Comme l’ont montré les spécialistes, les voitures révèlent le caractère des personnages dans ses œuvres et font avancer l’intrigue au rythme des protagonistes. De plus, la calèche elle-même est un espace social où se déroulent des conversations animées, où l’intimité se développe – ou bien où le silence étend une couverture de solitude sur les passagers. En fin de compte, la calèche dans les romans d’Austen en dit long sur la transition de la sociabilité elle-même : du XVIIIe au XIXe siècle, de Londres à la campagne et, en même temps, des déplacements locaux au tourisme intérieur, des clubs mondains aux grandes assemblées, et du salon semi-public à l’intimité isolée du véhicule privé. </description>
      <pubDate>sam., 07 févr. 2026 16:34:10 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 02 avril 2026 14:24:31 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La question de la norme et du genre dans Línea de fuego (2020) de Pérez-Reverte</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=673</link>
      <description>Durant le siècle dernier la norme traditionnelle de représentation du genre fut principalement binaire et hétéronormative. En littérature, dans l’œuvre de l’Espagnol Arturo Pérez-Reverte, la norme et le genre font également sens. En effet, dans Línea de fuego, l’un des derniers romans (non traduit en français) de l’académicien et écrivain espagnol, publié en 2020, nous retrouvons la représentation de la normalité et de l’anormalité traditionnelle du genre propre non seulement au contexte historique des années 1930 mais aussi à la génération de l’auteur (né en 1951). Cependant, ce roman offre également la représentation de l’anomal, de l’exception, de l’irrégulier, de l’inédit. En effet, l’inclusion d’un groupe de femmes dans la bataille de l’Èbre (1938), pendant la guerre civile espagnole, constitue une anomalie historique : une catégorie productive intentionnelle qui déplace les repères, interroge, perturbe le sens de l’Histoire et brouille les représentations du genre. C’est la raison pour laquelle, nous sommes amenés à penser que Pérez-Reverte se laisse emporter par un flot lexical trivial, voire argotique, circonscrivant dans son roman le caractère descriptif de l’anomal, sans se référer forcément à une valeur au regard d’un type de règle, dans le contexte actuel où la notion de genre est fortement interrogée et remise en question, notamment par les mouvements féministes et LGBT+ et le wokisme, mais également par leurs détracteurs. La finalité de Pérez-Reverte n’est peut-être pas de déconstruire un modèle existant, mais de survivre face à une certaine réécriture qu’impose le regard de la postmodernité.  </description>
      <pubDate>jeu., 31 mars 2022 12:18:20 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 15 nov. 2022 17:17:04 +0100</lastBuildDate>
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      <title>« Décrire tout, sauf l’objet » : Ennemonde et autres caractères (1968) de Jean Giono</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=460</link>
      <description>Inspiré par William Faulkner, dont il admire « le langage d’élision » et le pouvoir de suggérer les choses sans les nommer, Giono opère un changement de technique narrative dans sa production romanesque à partir des années 1940. Dressant un parallèle avec la photographie, Giono entend décrire l’objet « en négatif », c’est-à-dire en le faisant apparaître dans ce qui n’est pas montré. C’est ce qu’il met en œuvre dans Ennemonde et autres caractères, chronique romanesque publiée en 1968 et consacrée aux amours d’Ennemonde, personnage féminin dont les crimes apparaissent en creux à mesure qu’avance le récit. Densité et concision de l’écriture sont au service du non-dit dans ce roman où le narrateur lui-même semble ignorer la monstruosité de son personnage. L’« ascétisme narratif » s’y incarne dans l’ellipse et produit paradoxalement le sens, le narrateur nourrissant l’ambiguïté de ce personnage mystérieux dont on comprend implicitement qu’il tire son plaisir du crime parfait. Par là, Giono renouvelle non seulement l’art du récit mais également l’art de la lecture, dans un jeu de piste où le lecteur doit décrypter les signes pour découvrir la vérité de l’histoire et du personnage d’Ennemonde. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 15:28:25 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 août 2022 11:24:15 +0200</lastBuildDate>
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