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    <title>évidence</title>
    <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=554</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>De l’évidence à l’évidement. Trajectoire de l’image poétique dans l’œuvre de Roger Gilbert-Lecomte</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1059</link>
      <description>La pensée de Roger Gilbert‑Lecomte (1907-1943), poète du Grand Jeu, est entièrement tournée vers le sentiment d’évidence où ce qui est appréhendé par les sens s’impose à l’esprit comme immédiatement vrai, signalant dans une opération hallucinatoire et transcendantale la contenance du réel. À partir du négatif de la signification, l’image poétique est capable de représenter en son creux le monde comme instance supérieure de la conscience. À l’échelle du poème, cette incarnation éminente de l’univers est sensible à travers ce que Laurent Jenny développe sous la notion de figural, qui étend le champ représentationnel du mot par l’hésitation sémantique qu’elle induit. Cette approche renouvelée du matériau poétique nous amène à reconsidérer la performativité du poème. En revenant à son origine, la parole poétique contribue à une transformation sensible du monde en l’inscrivant dans une dynamique beaucoup plus large où s’établissent des passerelles signifiantes entre des réalités éloignées. De là l’élaboration d’une rhétorique qui, à partir d’un état analogue à l’automatisme surréaliste, joue sur la ressemblance sonore des constituants pour unir leurs différences sémantiques dans un plan renouvelé de la représentation : l’alternance entre paronomase et antanaclase relance l’image depuis un réservoir de formes dans une opération de distinction qui dépasse le cadre énonciatif initial. From the obvious to the hollowed. Itinerary of the poetic image in Roger Gilbert‑Lecomte's work. The entire theory of Roger Gilbert-Lecomte (1907-1943), a Grand Jeu poet, is centred on the feeling of evidence through which what is apprehended by the senses imposes itself on the mind as immediately true, signalling in a hallucinatory and transcendental operation the content of reality. From the negative of signification, the poetic image is capable of representing the world as a higher instance of consciousness. At the level of the poem, the eminent embodiment of the universe is apparent in what Laurent Jenny develops under the notion of the figural, which extends the representational field of the word through the semantic hesitation it induces. This renewed approach to poetic material leads us to reconsider the performativity of the poem. By returning to its origins, the poetic word contributes to a sensitive transformation of the world and replaces it within a much wider dynamic in which meaningful bridges are established between distant realities. This leads to the development of a rhetoric that, from a state which is analogous to the surrealist automatism, plays on sound resemblance between the constituents in order to unite their semantic differences in a renewed field of representation. Indeed, the alternation between paronomasia and antanaclasis relaunches the image, originating in a breeding ground for forms, into an operation of distinction that goes beyond the initial enunciative framework. </description>
      <pubDate>sam., 12 oct. 2024 13:28:07 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 06 janv. 2025 11:54:32 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Le hors-champ et le non-dit à travers les « œuvres-commentaires » de l’exposition Ça vous plaît, Rouen, 2017</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=550</link>
      <description>En s’appuyant sur l’exposition « Ça vous plaît » présentée à Rouen en octobre 2017, ce texte propose une analyse du hors-champ et du non-dit dans le texte et l’image de manière simultanée, grâce à l’intervention des « œuvres-commentaires » qui sont, à l’instar des Fruits d’or de Nathalie Sarraute (1963), des œuvres qui contiennent en elles-mêmes les commentaires et interprétations de leurs propres spectateurs, et ne sont constituées que de cela. Grace à ce dispositif, ce qui relève a priori du hors-champ des œuvres glisse dans le champ. Ainsi, la question de nos habitudes vis-à-vis du hors-champ surgit. Comment placer les limites de l’œuvre, comment placer le cadre ? Par ailleurs, quelle place accorder aux textes écrits d’une part, et aux commentaires, interprétations et/ou non-dits d’autre part ? Il s’agit ici d’abord d’expliciter certains fonctionnements de l’art, certaines régularités, voire certaines règles. Mais il s’agit également de questionner ces habitudes qui relèvent parfois presque de l’évidence, à l’instar de la célèbre phrase du chat de Philippe Geluck : « Certains non-dits... vont sans dire. » (Et vous, chat va ?, 2003). Car si les non-dits vont sans dire, ils ne vont pas sans se montrer. Et c’est ce que cette exposition, ainsi que cette contribution, se proposent de faire. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 15:31:17 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 août 2022 11:29:30 +0200</lastBuildDate>
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