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    <title>vie</title>
    <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=618</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La re-présentation : réflexion critique à partir de Michel Henry</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1090</link>
      <description>Le monde n’est qu’une re-présentation de la vie. La vie, selon Michel Henry (1922-2002), est réelle, intérieure, subjective, elle se sent et s’auto-éprouve immédiatement. Par contre, le monde est extérieur, objectif, transcendant et re-présente la vie : les médias représentent la vie réelle, le langage représente la parole de la vie, la conscience représente le vécu, l’idéologie et la pensée représentent l’épreuve vivante, la théorie représente la praxis vivante, l’image représente la réalité, la science est un ensemble de données physico-mathématiques représentant la réalité sensible du monde, la psychologie représente la vie profonde de l’homme, l’argent représente le travail vivant, etc. À l’ère de la représentation, nous ne vivons plus mais nous représentons la vie. Or la vie est par essence intérieure et invisible. Alors la question qui se pose : la vie peut-elle se réduire à une simple représentation ? Notre vie est perdue voire oubliée par re-présentation. Au lieu d’éprouver, de sentir, de souffrir ou de jouir dans la vie qui est un pathos, la représentation consiste à extérioriser ce pathos, le penser, en parler, le représenter, en oubliant de le vivre. The world is nothing but a representation of life. Life, according to Michel Henry (1922-2002), is real, internal and subjective; it feels and immediately self-experiences. In contrast, the world is external, objective, transcendent, and represents life: the media represent real life, language represents the speech of life, consciousness represents lived experience, ideology and thought represent living experience, theory represents living praxis, the image represents reality, science is a set of physico-mathematical data representing the sensible reality of the world, psychology represents the deep life of man, money represents living work, etc. In the era of representation, one no longer lives, but only represents life. However, life being essentially something innermost and invisible, the question arises: can life be reduced to a mere representation? Our life is lost, and even forgotten, through representation. Instead of experiencing, feeling, suffering, or enjoying life, which is a pathos, representation consists in externalizing this pathos, thinking it, talking about it, representing it while forgetting to live it.  </description>
      <pubDate>mer., 16 oct. 2024 16:15:32 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 06 janv. 2025 12:37:37 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Aux rebords de la vie : des vies anomales entre littérature et philosophie</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=617</link>
      <description>Si l’anomalie est l’objet déroutant d’une science positive, l’anomal apparaît comme le concept d’une vie créative. L’enjeu de cette contribution est d’étudier ces étranges figures de la pensée de la vie qui échappent aux logiques scientifiques comme aux rationalités discursives de la philosophie. Tel le cachalot Moby-Dick ou le scribe Bartleby, l’anomal provoque le questionnement : est-il l’être d’exception ou l’exclu de tout discours ? Le génial ou le monstrueux ? Un échec asocial ou l’essai d’une société à venir ? La conceptualisation de Deleuze a profondément renouvelé ce concept d’anomal par la double thématisation de l’Outsider et de l’Original dans une interprétation profonde de la vocation politique de la littérature de langue anglaise. Mais peut-il y avoir une fraternité des vies anomales ? Quel rapport peut-on tisser entre l’espace littéraire et l’espace politique ? La pensée politique de Jacques Rancière propose une corrélation entre l’être sans propriété de la littérature et la condition des ‘inadmissibles’ mais comment recueillir et écrire ces existences aux rebords de la vie sans les fondre dans l’impersonnel des masses ou l’apersonnel des flux du vivant ?  </description>
      <pubDate>mar., 04 janv. 2022 16:56:16 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 15 nov. 2022 17:14:12 +0100</lastBuildDate>
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