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    <title>Motifs</title>
    <link>https://motifs.pergola-publications.fr</link>
    <description>La revue Motifs, fondée par l’Équipe d’Accueil 4249 « Héritages et Constructions dans le Texte et l’Image » est une revue scientifique pluridisciplinaire dans le domaine des arts, des lettres et des langues. À l’image de l’équipe de recherche qui la porte, elle publie des travaux principalement en langues française et anglaise, portant sur les arts, la linguistique, la littérature et la civilisation des aires francophone, anglophone, hispanophone et germanophone ; à l’occasion, elle les éclaire par la confrontation avec les productions des civilisations issues d’autres aires linguistiques historiquement ou géographiquement plus lointaines, hellénique, latine ou orientales notamment.</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Introduction</title>
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      <description>François Cavanna (1923-2014) a connu avec Les Ritals la même injustice que Pierre Choderlos de Laclos avec Les Liaisons dangereuses ou Paul Féval avec Le Bossu : le succès d’un ouvrage a éclipsé le reste d’une œuvre pléthorique, aussi remarquable par son abondance que par sa variété. L’injustice a été vécue comme telle par l’auteur de son vivant si l’on en croit Delfeil de Ton : « Il m’a dit un jour qu’il regrettait d’avoir écrit Les Ritals parce qu’on ne lui parlait que de ça1. » Dans le meilleur des cas, le grand public se rappelle à peine que Cavanna fut aussi le fondateur de Charlie Hebdo, le journal qui acquit, un certain 7 janvier, un statut symbolique dont il se serait sûrement passé. Et combien sont-ils aujourd’hui, à peine plus d’une dizaine d’années après sa mort, autant dire un saut de puce à l’échelle de l’histoire, à se rappeler qu’une bibliographie établie en 2008 faisait état de plus de soixante livres publiés sous son nom2 et que bon nombre de ses écrits restent à ce jour en attente de compilation dans un ouvrage ? Cette prodigalité littéraire est d’autant plus remarquable qu’elle s’est exprimée dans des genres étonnamment variés, au point que l’autobiographie fait figure, au sein de son œuvre, de partie émergée d’un iceberg fort bigarré : Cavanna s’illustra aussi dans l’art du roman, surtout historique ; il écrivit en outre sans relâche pour les besoins des journaux qu’il fonda, non seulement Charlie Hebdo mais aussi le mensuel Hara-Kiri pour ne citer que les</description>
      <pubDate>mar., 31 mars 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Entretien en amont avec Virginie Vernay</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1666</link>
      <description>Virginie Vernay fut la collaboratrice de François Cavanna avec qui elle compila notamment les images de Hara-Kiri parues dans les recueils édités chez Hoëbeke. Cavanna en a fait un personnage littéraire, en l’occurrence la « petite Virginie » de Lune de miel (Gallimard, 2011) et de l’ouvrage posthume intitulé Crève, Ducon ! (Gallimard, 2020). C’est sur la place Maubert, chère au cœur de l’écrivain, non loin des anciens locaux des éditions du Square (société éditrice de Hara-Kiri) qu’elle a accepté d’échanger sur la relation privilégiée qu’elle entretint avec cet auteur.  Comment avez-vous connu Cavanna ? En fait, il a déjà tout raconté dans Lune de miel : j’avais treize ans, j’habitais à Saint-Étienne quand j’ai découvert ses livres et j’ai eu le sentiment de trouver enfin quelqu’un qui me comprenait. Quelques années plus tard, il était présent à la fête du livre de Saint-Étienne et je suis venue avec Les Russkoffs (Belfond, 1979) pour pouvoir le rencontrer et lui parler. Mais la signature du livre était un prétexte, j’avais tellement de choses à lui dire ! Quand je suis revenue le lendemain, je n’en revenais pas qu’il me reconnaisse ! Puis nous avons entretenu une correspondance, tout en continuant à nous voir chaque année à la fête du livre de Saint-Étienne, et quand je me suis installée à Paris, nous sommes devenus les meilleurs amis du monde. J’ai découvert après que beaucoup de lecteurs ont ressenti la même chose que moi : on a l’impression que c’est un ami quand on le l</description>
      <pubDate>mar., 31 mars 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Cavanna et les temps mérovingiens. Humour et érudition hétéroclite</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1667</link>
      <description>Cet article étudie la présentation des temps mérovingiens fournie par François Cavanna dans ses six romans historiques situés entre le Ve et le VIIe siècle de notre ère. Il revient tout d’abord sur les connaissances probablement acquises par Cavanna à l’école primaire, où la fondation du royaume de Clovis était présentée comme le cadre matriciel de l’histoire de France. Mais à cet héritage, il a ajouté ses propres lectures des auteurs du XIXe siècle, comme Augustin Thierry et Jules Michelet, ainsi que sa fascination pour les peintres dits « pompiers » de cette époque. Les guerres civiles entre les rois mérovingiens, et leur apparente absurdité, ont fait partie des débats passionnés entre partisans de la monarchie et de la république, catholiques et athées, révolutionnaires et réactionnaires… Cavanna a exploité les contradictions entre ces différentes présentations partisanes pour proposer sa propre version, qui refuse l’histoire officielle et ses héros hiératiques, tout comme la propagande catholique.  </description>
      <pubDate>mar., 31 mars 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Entretien en aval avec Delfeil de Ton</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1669</link>
      <description>De son vrai nom Henri Roussel, Delfeil de Ton est l’ultime survivant, outre Willem, de l’équipe qui fonda en 1969 Hara-Kiri Hebdo, le journal qui allait prendre pour titre Charlie Hebdo après son interdiction par le ministère de l’Intérieur en 1970. En aval de la journée d’étude, il a accepté de répondre à son tour à nos questions dans un café de la place Beaubourg. Comment avez-vous connu Cavanna ? Je le raconte déjà dans mon bouquin Ma véritable histoire de Hara-Kiri Hebdo (Wombat, 2016) et je n’ai rien à y ajouter. L’idée de cette « véritable histoire » était justement de la rétablir car tout ce qui avait été raconté à ce sujet était faux, ne serait-ce que quand on dit Charlie pour parler de Charlie Hebdo… Mais il n’y a PAS d’hebdomadaire qui s’appelle Charlie ! À l’origine, Charlie était le titre d’un mensuel que j’avais fondé, et quand Raymond Marcellin a interdit le titre L’hebdo Hara-Kiri, nous avons rebaptisé l’hebdomadaire, qui était le « prolongement hebdomadaire » du mensuel Hara-Kiri, d’après le nom de l’autre mensuel des éditions du Square, d’où Charlie Hebdo, mais il ne faut pas confondre Charlie et Charlie Hebdo. Donc, j’ai commencé à raconter mon histoire dans le numéro 1 de Siné Hebdo : à l’époque, on ne savait pas s’il y aurait un numéro 3 ! Finalement, ça a duré un an et demi : j’aurais pu continuer après, mais je n’écris qu’à la commande, tous mes livres sont des recueils. J’ai juste rajouté trois ou quatre lignes à la fin car il y avait eu les attentats e</description>
      <pubDate>mar., 31 mars 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Entretien en aval avec Willem</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1670</link>
      <description>Après Delfeil de Ton, c’est « l’autre » survivant de l’époque héroïque de Charlie Hebdo qui a accepté de répondre à nos questions sur Cavanna. Peu loquace, le dessinateur nous a toutefois reçu fort aimablement sur l’île de Groix où il réside. Comment étiez-vous entré dans l’équipe de Hara-Kiri ? J’ai découvert le journal en arrivant en stop à Paris depuis les Pays-Bas : j’avais remarqué les affiches dessinées par Topor. Il m’a fallu faire plusieurs envois, mais ça ne m’a pas découragé, d’autant que j’avais une chambre de bonne à payer. C’est finalement en 1968 que Cavanna m’a annoncé qu’il me prenait une page. Quelles relations aviez-vous avec lui ? On dit qu’il était impressionnant… Nos relations étaient purement professionnelles au début, sinon on n’aurait peut-être pas pu travailler. Elles sont devenues de plus en plus amicales avec le temps. C’est vrai qu’il était grand et qu’il avait l’air autoritaire, mais je n’avais pas peur de lui. Et puis il n’était pas seul maître à bord : le journal n’aurait pas pu exister sans le duo qu’il formait avec Choron.  Delfeil de Ton nous a dit qu’il aimait surtout la partie strictement humoristique de l’œuvre de Cavanna, au détriment du reste… J’ai aimé Les Ritals, je trouve sa saga autobiographique intéressante, je pense qu’il n’avait pas à regretter de l’avoir fait. Ses romans historiques ne m’intéressent pas beaucoup. Je n’ai pas tout suivi de L’aurore de l’humanité. Quant à Stop-crève, il a été obsédé par ça, mais c’est normal, quand</description>
      <pubDate>mar., 31 mars 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Conclusion</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1671</link>
      <description>Il serait tentant de conclure sur une aporie. Il serait aisé de déclarer, comme à la fin de certains dialogues de jeunesse de Platon, que nous avons progressé dans la connaissance de notre sujet (ce qui serait déjà un résultat) sans pour autant être en mesure d’apporter une réponse satisfaisante à la question posée au départ. De fait, notre problématique initiale était celle de l’unité de l’œuvre de François Cavanna et force est de constater que chacun des intervenants semble avoir « son » Cavanna qui ne se confond pas avec celui des autres, même si aucun ne le réduit aux Ritals. De même que Wolinski disait que « les restos du cœur, c’est un truc qui a surtout plu à ceux qui n’aimaient pas vraiment Coluche1 », il serait envisageable d’affirmer que la saga autobiographique de Cavanna a surtout séduit ceux qui n’avaient pas su apprécier l’auteur auparavant. Quoi qu’il en soit, récapitulons. Virginie Vernay a connu de près l’individu Cavanna et a donc insisté sur ses qualités humaines ; dans un sens, elle était dans son « rôle » de témoin auquel on n’en demande jamais davantage que de donner du corps au sujet en rappelant que derrière les écrits, il y a eu un être de chair et de sang qui a joui et souffert. Pascal Tassy a tout de suite revendiqué sa volonté « d’évoquer le Cavanna première manière, le Cavanna des origines », celui qui alimentait en « gamineries au style musclé » le mensuel Hara-Kiri ; aussi a-t-il analysé ses parodies des œuvres de vulgarisation scientifique et d</description>
      <pubDate>mar., 31 mars 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Stop-Crève ou l’utopie de Cavanna</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1672</link>
      <description>François Cavanna (1923-2014) est surtout connu comme le créateur d’un humour provocateur et anticonformiste, mais il l’est beaucoup moins pour son enthousiasme pour la science. La démarche scientifique, entreprise philosophique, produit une connaissance rationnelle et évolutive. Matérialiste athée, Cavanna aimait que les théories scientifiques, jamais définitives, réfutables, puissent, avec de solides arguments, être remises en question, contrairement aux dogmes religieux. Cependant, de toutes les sciences, la biologie occupait pour lui une place majeure, car il refusait avec force les ravages du vieillissement. Pour lui, la seule quête qui vaille était de prolonger la vie, en bonne santé, le plus longtemps possible1. Il appelait avec véhémence les biologistes pour qu’ils s’intéressent, en laboratoire, de toute urgence, aux mécanismes de la sénescence. Nous présentons ici une revue des théories et données d’expériences sur le vieillissement des organismes, telles qu’elles étaient en 1978, lors de notre rencontre avec Cavanna, puis aujourd’hui, en 2025. Ralentir voire empêcher le vieillissement par des thérapies « anti-âge » sera discuté à la lumière de l’état des connaissances actuelles en sciences du vivant. L’utopie de Cavanna sera questionnée en conclusion sous forme d’une interpellation imaginaire avec lui. </description>
      <pubDate>mar., 31 mars 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Cavanna chroniqueur : se moquer de la science ou de la vulgarisation scientifique ?</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1680</link>
      <description>Cet article se propose d’évoquer le Cavanna première manière, le Cavanna des origines : le chroniqueur du mensuel Hara-Kiri et de ses prolongements hebdomadaires, L’Hebdo Hara-Kiri puis Charlie Hebdo dans les années soixante-soixante-dix. Cavanna pratiquait alors l’humour tous azimuts. Ses chroniques étaient principalement des pastiches où il se riait de tout. Un humour qui associait la grosse blague en forme de plaisanterie de potache, mais aussi l’absurde, l’art du coq-à-l’âne, la satire décapante et la dérision. La science et les scientifiques y tenaient une place non négligeable. On s’attache ici à cerner la façon dont Cavanna s’en moquait et à identifier le but poursuivi. Dénoncer l’imposture, l’image d’Épinal, l’héroïsation mensongère, les faux-semblants : tel est le quotidien du chroniqueur à l’humour « poing dans la gueule ».  </description>
      <pubDate>mar., 31 mars 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Jane Austen, domestic travel and the carriage as an (anti-)sociable space</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1693</link>
      <description>Domestic travel, in the eighteenth century, usually implied the use of a carriage, be it a post chaise, the stage coach, a gig or a curricle. In in any novel, the arrival of a carriage indicates action, and especially for the female protagonists, a carriage generally suggests either an impending sociable event, or moral danger, or both. In Austen’s novels, all kinds of vehicles appear, and usually take the protagonists towards a ball or on a neighbourly visit, away from families and friends, and into sociable spaces such as Bath or London. Carriages, as scholars have shown, indicate character in her works, and move the story forward along with the protagonists. Moreover, the carriage itself is a sociable space where lively conversations take place, intimacy grows – or silence spreads an unsociable blanket over the passengers. Ultimately, the carriage in Austen’s novels has something to say about the transition of sociability itself: from the eighteenth to the nineteenth century, from London to the country side and at the same time from local travel to domestic tourism, from sociable clubs to large assemblies, and from the semi-public drawing room to the intimate seclusion of the private vehicle. Au XVIIIe siècle, les déplacements à l’intérieur du pays impliquaient généralement l’utilisation d’une voiture, qu’il s’agisse d’une calèche postale, d’une diligence, d’un gig ou d’un curricle. Dans n’importe quel roman, l’arrivée d’une voiture annonce de l’action, et surtout pour les héroïnes, elle laisse généralement présager soit un événement mondain imminent, soit un danger moral, soit les deux. Dans les romans d’Austen, toutes sortes de véhicules apparaissent et emmènent généralement les protagonistes à un bal ou chez des voisins, loin de leurs familles et amis, vers des lieux de vie sociale tels que Bath ou Londres. Comme l’ont montré les spécialistes, les voitures révèlent le caractère des personnages dans ses œuvres et font avancer l’intrigue au rythme des protagonistes. De plus, la calèche elle-même est un espace social où se déroulent des conversations animées, où l’intimité se développe – ou bien où le silence étend une couverture de solitude sur les passagers. En fin de compte, la calèche dans les romans d’Austen en dit long sur la transition de la sociabilité elle-même : du XVIIIe au XIXe siècle, de Londres à la campagne et, en même temps, des déplacements locaux au tourisme intérieur, des clubs mondains aux grandes assemblées, et du salon semi-public à l’intimité isolée du véhicule privé. </description>
      <pubDate>jeu., 25 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Frances Burney d’Arblay in England to Alexandre d’Arblay in France: Long-Distance Sociability</title>
      <link>https://motifs.pergola-publications.fr/index.php?id=1728</link>
      <description>This article examines the challenges and strategies of long-distance sociability between Frances Burney d’Arblay and her husband Alexandre d’Arblay during their prolonged separations between England and Napoleonic France from 1802 to 1814, following the Peace of Amiens and the subsequent renewal of war. Drawing on newly discovered documents in the Archives nationales — including a confiscated 1813 letter from Frances to Alexandre, a letter from their son Alexander, and an earlier passport—the essay reconstructs the couple’s attempts to sustain emotional, familial, and intellectual bonds across enemy borders. The letters also highlight the role of intermediaries such as the Solvyns family in smuggling correspondence, as well as the broader networks of sociability that linked literary, political, and émigré circles despite wartime barriers. By situating private letters within the structures of censorship and archival preservation, the article demonstrates how long-distance marriage under conditions of war depended on imaginative reconstruction, persistent negotiation with state authority, and fragile channels of trust. Cet article examine les défis et les stratégies de sociabilité à distance mises en place entre Frances Burney d'Arblay et son mari Alexandre d'Arblay pendant leur longue séparation, entre l'Angleterre et la France napoléonienne, de 1802 à 1814, après la paix d'Amiens et la reprise de la guerre qui s'ensuivit. S'appuyant sur des documents récemment découverts aux Archives nationales, notamment une lettre confisquée de Frances à Alexandre datant de 1813, une lettre de leur fils Alexander et un ancien passeport, ce chapitre retrace les efforts déployés par le couple pour maintenir des liens affectifs, familiaux et intellectuels par-delà les frontières ennemies. Les lettres mettent également en évidence le rôle d'intermédiaires tels que la famille Solvyns dans la contrebande de correspondance, ainsi que les réseaux de sociabilité plus larges qui reliaient les cercles littéraires, politiques et émigrés malgré la guerre. En situant les lettres privées dans le contexte de la censure et de la conservation des archives, l'article montre comment le mariage à distance en temps de guerre dépendait d'une reconstruction imaginative, de négociations persistantes avec les autorités étatiques et de fragiles canaux de confiance. </description>
      <pubDate>jeu., 25 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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