Ce numéro spécial s’inscrit dans les réflexions engagées lors du colloque de clôture du projet européen DIGITENS (université de Brest, 7-9 décembre 2022). Celui-ci était consacré à l’analyse des formes, modèles et pratiques de sociabilité à travers le prisme du concept de mobilité.
Depuis les travaux pionniers de Maurice Agulhon qui entend par sociabilité « la façon dont les hommes vivent leurs relations interpersonnelles et s'insèrent dans leurs divers entourages1 », le concept a fait l’objet de nombreuses études en France et à l’étranger par le biais de ses déclinaisons pratiques et mécanismes sociaux : que l’on pense aux salons2, aux coffeehouses3 ou encore aux clubs4. Dans la préface de son ouvrage Pénitents et Francs-Maçons, Agulhon notait toutefois que le concept excède la sphère de la vie associative. Riche de son héritage philosophique, le terme renvoie aussi au tempérament de l’individu ou du groupe social, et plus spécifiquement à une inclination, naturelle ou artificielle, à vivre de manière pacifique avec ses semblables. La sociologie s’était saisie du concept à la fin du XIXe siècle avec les travaux de Georg Simmel. Le sociologue allemand en avait livré une réflexion originale en opposant la forme et le contenu des relations d’interaction entre les individus, envisageant la sociabilité comme « une forme ludique de la socialisation5 », une forme soustraite des nécessités de la vie collective et des intérêts privés et régulée par « des forces éthiques de la vie concrète6 ». Cette idéalisation de la sociabilité - ce que pourrait être la sociabilité des individus s’il existait entre eux une parfaite réciprocité et égalité – est l’une des caractéristiques majeures de sa théorisation au XVIIIe siècle de Francis Hutcheson à Friedrich Schiller, et ce dernier a inspiré la conception esthétique et ludique de la sociabilité chez Georg Simmel. Pour Simmel, l’élément central de cette sociabilité idéale est la conversation que l’historienne Michèle Cohen envisage comme « pratique polysémique de sociabilité7 », une pratique propre aux classes lettrées permettant l’exercice libre de la raison et de la critique au sein de divers espaces, réels ou virtuels, et participant activement à l’émergence d’une « sphère publique » autonome au XVIIIe siècle. Cette articulation entre sociabilité, conversation et sphère publique a donné lieu à de nombreux travaux académiques et débats historiographiques8.
Les travaux du GIS Sociabilités, un groupe de recherche international et interdisciplinaire fondé en 2017, se sont nourris de cette riche historiographie mais en ont aussi renouvelé l’approche en mettant l’emphase sur les circulations, les échanges et les transferts culturels9. En utilisant dans un premier temps une approche comparative pour étudier les formes et modes opératoires de la sociabilité en France et en Grande-Bretagne, les travaux du GIS Sociabilités ont mis en évidence la fonction primordiale d’un ensemble de processus complexes d’appropriation, d’émulation et de résistance dans l’élaboration d’un modèle spécifique et autonome de sociabilité britannique10. La sociabilité des Lumières a longtemps été pensée à l’aune du modèle français et les travaux pionniers du GIS Sociabilités ont bien montré, non seulement l’originalité des modèles britanniques qui se structurent de manière complexe, mais aussi leurs influences sur le continent européen et dans les colonies et leurs fonctions dans la formation d’une identité nationale britannique aux XVIIIe et XIXe siècles. D’autre part, en diversifiant l’éventail des pratiques sociales et culturelles au sein desquelles s’exprime la sociabilité des individus (dans les récits de voyage, par la pratique épistolaire, dans les loisirs, sports et divertissements par exemple), les travaux du GIS Sociabilités ont enrichi la compréhension et l’analyse des mécanismes de la sociabilité pratiquée et représentée et démontré la pertinence d’une approche transnationale11. Comme l’indique Pierre-Yves Beaurepaire dans la préface de l’ouvrage La fabrique des sociabilités en Europe et dans les colonies, ces nombreux travaux ont permis de redéfinir la « géographie de la sociabilité » et de l’envisager non comme un modèle théorique, mais comme un « espace souple, en reconfiguration permanente » sous l’influence des individus, des objets, idées et pratiques qui circulent et font constamment évoluer ces formes « par un jeu dialectique d’emprunt et de rejet de modèles existants12 ».
Dans cet esprit, ce numéro de la revue MOTIFS consacré aux « sociabilités en mouvement » met en dialogue des sources variées (récits de voyage, lettres et romans) et interroge les effets de la mobilité, de la distance et de l’altérité sur les cultures de sociabilité. Les contributrices et contributeurs s’appuient sur des textes d’hommes et de femmes en voyage ou en déplacement, qui découvrent et font l’expérience de nouvelles pratiques sociales, et qui sont ainsi amenés à s’interroger sur les fondements de leur propre sociabilité. Les articles nous invitent dès lors à réfléchir également, par le prisme de la mobilité, à ce qui fonde et différencie les sociabilités des hommes et des femmes. En raison notamment de l’expansion commerciale et coloniale qui s’opère au XVIIIe siècle, l’idée de mobilité imprègne de plus en plus les discours définissant la nature sociable de l’homme. Que l’on pense au journal de voyage de Daniel Defoe13 (1724) ou au Spectator de Richard Steele et Joseph Addison (1709-1712), c’est bien la mobilité, la curiosité et la soif de connaissances qui sont les moteurs d’une sociabilité éclairée14. Chez David Hume, la nature sociable est un trait distinctif de ceux qui sont garants des avancées intellectuelles, scientifiques et sociales et donc de « l’esprit de l’époque » (« the spirit of the age15 »). Pour Adam Smith, l’homme de commerce (« the merchant ») est un agent essentiel du progrès : en facilitant la circulation des commodités, il diffuse également les valeurs morales et sociales de coopération, de rationalité, de sociabilité et de sympathie sur lesquelles doit se construire la société capitaliste. En outre, le terme polysémique de « commerce » allie sociabilité et mobilité en combinant les idées d’interaction (« intercourse ») et de trafic (« traffick16 »). Le voyage a aussi façonné une conception très masculine de la sociabilité dans la culture britannique comme l’ont montré certaines historiennes du Grand Tour17. Enfin, l’histoire stadiale de l’humanité, construite par les Lumières écossaises et françaises, distingue hommes et femmes, et leurs sphères respectives, par la mobilité : libre pour les hommes et dirigée vers le dehors, restreinte pour les femmes et tournée vers le domestique. Pour Rousseau, « la première différence dans la manière de vivre des deux sexes » est bien la restriction du mouvement pour les femmes afin que l’homme puisse s’éloigner : « Les femmes devinrent plus sédentaires et s’accoutumèrent à garder la cabane et les enfants, tandis que l’homme allait chercher la subsistance commune18 ».
Si l’« humeur vagabonde19 » des femmes est loin d’être une évidence dans les discours du XVIIIe siècle, elle n’est pas non plus un impensé. Dans la mesure où la mobilité des femmes paraît plus transgressive, elle nécessite bien souvent une justification dans les textes pour la distinguer d’une culture masculine de la mobilité. Ainsi, Mary Astell fait l’éloge du récit épistolaire de Lady Montagu en Turquie en ces termes :
the world should see, to how much better purpose the ladies travel than their lords; and that, whilst it is surfeited with male Travels, all in the same tone, and stuffed with the same trifles; a lady has the skill to strike out a new path […] the reader will find a more true and accurate account of the customs and manners of the several nations with whom this lady conversed, than he can in any other author20.
Cette sensibilité aux coutumes et aux manières (« the customs and manners »), à la sociabilité des populations rencontrées est bien souvent une marque distinctive des récits viatiques au féminin ; elle amène les voyageuses à s’intéresser non seulement à la vie quotidienne (divertissements, modes, scènes de rue, festivités publiques, spectacles, réceptions …) mais également aux échanges et interactions qui se trament dans les commerces et manufactures des villes visitées21.
Les sources primaires réunies dans les six articles de ce numéro constituent un riche corpus pour l’étude des sociabilités qui se découvrent et se nouent au fil des voyages, des « sociabilités viatiques » pourrions-nous dire, de ces caractéristiques genrées et des interrogations qu’elles suscitent. Au premier rang du corpus figurent les récits de voyage. Réunis autour d'une destination, huit d'entre eux, de la main de George Matthew Jones (1785?-1831), Robert Lyall (1789-1831), Robert Lee (1793-1877), Robert Bremner (1806-1872), Ebenezer Henderson (1784-1858), George Lefevre (1798-1846), Edward Morton (1799-1859) et John Moore, permettent de mieux comprendre les enjeux de sociabilité qui se nouent à Odessa au début du XIXe siècle. Quatre autres, Sophia Barnard (fl. 1803-1824), Frances Milton Trollope (1780-1863), Eleonora Sophie de Schwarzenberg (1783-1846) et sa nièce, Gabriela Josepha de Schwarzenberg (1825‑1843) proposent un regard féminin sur la France, l'Espagne et l'Autriche. Enfin deux récits de voyage, Journal of a Tour in the Interior of Missouri and Arkansaw de Henry R., Schoolcraft et A Journal of Travels into the Arkansas Territory During the Year 1819 de Thomas Nuttall éclairent diverses formes de sociabilité à travers des récits relevant d'une certaine immédiateté, tandis que The American Indians, Their History, Condition and Prospects, publié en 1851 par Henry R., Schoolcraft propose une forme d'écriture a posteriori, plus distanciée, plus susceptible d'être romancée. Le roman fournit d'ailleurs un éclairage particulier sur la sociabilité des moyens de transport puisque ces derniers ne constituent en rien l'objectif premier de l'ouvrage. Autant des fictions antérieures, Clarissa (1748) et Sir Charles Grandison (1753) de Samuel Richardson ou encore Evelina (1778) de Frances Burney y présentaient les moyens de transport comme des lieux où les hommes faisaient des avances aux jeunes femmes, autant ce n'est pas le cas des principaux romans de Jane Austen, Sense and Sensibility (1811), Pride and Prejudice (1813), Mansfield Park (1814), Emma (1816), Northanger Abbey (1818) ni de quelques autres, moins connus, voire inachevés, Sanditon ou The Watsons. La lettre permet encore d'exprimer le discours de l'intime par-delà les frontières lorsqu'Alexandre D'Arblay et son épouse Frances se retrouvent respectivement en France et en Angleterre. Enfin L'Histoire générale des voyages (1746-1759), ouvrage traduit de l'anglais A New General Collection of Voyages and Travels (1744-1747) par l'abbé Prévost met en valeur le réseau de sociabilité de l’abbé Prévost en tant que traducteur de récits de voyages. Elle implique les échanges et les contacts qu’entretiennent écrivains, traducteurs littéraires et éditeurs. L'étude de ce réseau repose aussi sur des échanges épistolaires qui apportent un éclairage tantôt sur la biographie de Prévost, tantôt sur l'entreprise du traducteur.
L'approche est diachronique, l'étude portant sur une période d'une centaine d'années, qui va du milieu du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, même si les périodes mentionnées par les auteurs sont parfois bien plus vastes, comme c'est le cas, notamment, de la traduction de l'abbé Prévost, L'Histoire générale des voyages, qui porte sur des voyages datés des années 1746 à 1759. De plus, si les romans de Jane Austen paraissent au XIXe siècle, ils dépeignent tantôt une société anglaise de la fin du XVIIIe siècle (Sense and Sensibility, Pride and Prejudice, Northanger Abbey), tantôt celle des premières années du XIXe siècle (Mansfield Park, Emma). Les échanges de Frances Burney d’Arblay et de son époux Alexandre d’Arblay, entre 1802 et 1814, se déroulent avec, en arrière-plan, les périodes postrévolutionnaire et napoléonienne, qui sont aussi celles que commentent quatre voyageuses décrivant France, Espagne et Autriche entre 1808 et 1840. C’est en 1818-1819 que se fait l'exploration de l’Arkansas, lors d’expéditions séparées, par deux hommes, l’Américain Henry Rowe Schoolcraft et le Britannique Thomas Nuttall. Les années 1820 sont celles que dépeignent les voyageurs européens qui se rendent à Odessa. Ces voyages s'inscrivent dans une époque où l'histoire rend complexe la définition du voyage comme un objet stable, comme il a par ailleurs été démontré dans le cas de l'Italie22, où voyageurs et voyageuses trahissent un ardent désir de liberté qui permet de repenser l’articulation entre le temps des Lumières et l’âge des révolutions23.
La sociabilité viatique dépeinte dans ce numéro participe d'une « recomposition des géographies européennes », pour reprendre l'expression de Gilles Bertrand, en ce qu'elle suppose un dépassement par l'individu d'un cadre national qui demeure référentiel au profit de la découverte de nouvelles pratiques de sociabilité au fil du voyage24. Cette recomposition passe par la redéfinition des limites géographiques, où la traduction de récits viatiques anglais en langue française prend tout son sens ; elle implique encore le jeu sur la langue lorsque deux époux s'entretiennent, en temps de guerre, depuis la France et l'Angleterre ; elle s'appuie sur les hauts lieux touristiques que constituent les capitales européennes (France, Espagne, Autriche) mais aussi sur des lieux moins courus comme Gibraltar ou Odessa qui s'installe ainsi dans les cartes mentales des Britanniques ; elle ouvre l'horizon européen au-delà de l'Atlantique jusque dans l'Arkansas, dont la descente du fleuve Ohio figure la mobilité de la frontière elle-même. Indépendamment du pays, les voyageurs décrivent de nombreux lieux de sociabilité comme les palais, les jardins, les salles de spectacle (théâtre, opéra), les lieux d’art (musées, expositions). Dans la plupart de ces endroits, comme dans l'Angleterre des romans de Jane Austen, se posent, en filigrane, des questions de genre, mais également d'inclusion sociale dans des cercles autochtones ou au sein de communautés diasporiques. La sociabilité que permet la relation de voyage se joue tout autant dans la relation avec l'autre que dans ce que l'autre révèle au voyageur ou à la voyageuse de sa propre histoire25. Ainsi d’une lettre à l'autre, d'un récit viatique à un autre, d’un récit de voyage à un texte historique ou à un ouvrage de fiction, se définissent des enjeux stylistiques, une esthétique de la sociabilité en mouvement.
Antoine Eche, en examinant les conditions de production de l’Histoire générale des voyages (1746-1759) de l'abbé Prévost à partir de A New General Collection of Voyages and Travels parue chez l'éditeur londonien Thomas Astley entre 1744 et 1747, montre comment se définit une sociabilité littéraire singulière dans le milieu de la traduction au XVIIIe siècle. Alors que l'abbé Prévost, comme beaucoup de traducteurs, tend à se tenir à l'écart du monde, ses espaces de sociabilité incluent la messe et sa nouvelle demeure à Chaillot, un espace épistolaire qui, bien que restreint, lui garantit la protection de Maurepas, secrétaire d’État de la Marine, et l’assurance de conditions de vie et de travail rares pour un traducteur et enfin un espace paratextuel, les avis du traducteur figurant dans l’Histoire générale des voyages et entrant en dialogue avec ceux des voyageurs anglais ou de l’éditeur hollandais de la version piratée de l’édition française.
Le regard que porte Mascha Hansen sur la sociabilité en mouvement dans les romans de Jane Austen concerne la manière dont les héros, et le plus souvent les héroïnes, se déplacent pour se rendre dans des lieux de sociabilité (visite de courtoisie, bal, séjour à Bath ou à Londres). Les véhicules y sont aussi des lieux de sociabilité où se développent des conversations, où se nouent des liens intimes, où le silence s'oppose parfois à tout lien interpersonnel. Enfin le moyen de transport montre comment la définition de la sociabilité peut varier entre XVIIIe et XIXe siècle, entre ville et campagne, entre espaces publics et espaces intimes.
L'article de Peter Sabor porte sur les échanges épistolaires de Frances Burney, qui a pu rejoindre l'Angleterre, et de son époux, Alexandre, resté en France, de 1802 à 1814, après la paix d'Amiens et la reprise de la guerre qui s'ensuivit. L'analyse porte en particulier sur une missive fort longue de Frances à son mari rédigée entre le 18 et le 25 mai 1813, conservée aux Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine en France. Elle génère une sociabilité de longue distance en permettant à l'époux absent ou à l'épouse absente de se joindre, par l'imagination, au cercle familial et amical. Le rôle d'intermédiaires comme les membres de la famille Sovyns montre comment les lettres privées ne pouvaient échapper au contexte historique (censure, perte de lettres, langue française). Se construit, par-delà la distance, un réseau de sociabilité qui relie cercles littéraires, politiques et émigrés, malgré la guerre.
En 1818 et 1819, l’Arkansas fait l’objet de deux expéditions par l’Américain Henry Rowe Schoolcraft et le Britannique Thomas Nuttall. Les récits qu’ils en livrent sont au cœur de l’étude de Laurence Machet. Ces voyageurs découvrent des espaces où les colons américains vivent aux côtés de colons français et canadiens et de populations indigènes. Dans cette « société de la frontière », ils font l’expérience de formes nouvelles de sociabilité et y découvrent la liberté, l’entraide et l’hospitalité. Laurence Machet analyse le regard qu’ils portent sur ces pratiques et souligne l’attitude parfois paradoxale de ces voyageurs. Car tout en soulignant le caractère convivial et plus libre des rapports sociaux, ils semblent tout à la fois craindre une forme d’ensauvagement qui mettrait en péril leur propre civilité.
Diana Rod se penche sur les récits de voyage de quatre femmes, Sophia Barnard, Eleonora Sophie, Gabriela de Schwarzenberg et Frances Milton Trollope, ayant entrepris des voyages en France, Espagne et Autriche entre 1808 et 1840. Elle examine les modalités et les dynamiques des sociabilités de ces femmes en voyage, issues de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Leurs témoignages sont abordés par le double prisme de la sociabilité et du genre pour comprendre l’effet de leur statut social et de leur condition de femmes sur la manière dont elles envisagent et écrivent les sociabilités qu’elles découvrent au gré de leurs expéditions.
L’article de Nataliia Voloshkova s’appuie sur huit récits de voyageurs britanniques qui ont résidé à Odessa au début du XIXe siècle. Ces textes n’ont encore jamais fait l’objet d’une étude approfondie. Au début du XIXe siècle, cette ville devient un important centre financier avec une activité portuaire et balnéaire importante. C’est également une ville très cosmopolite, dont l’atmosphère animée et conviviale laisse une impression positive sur les voyageurs britanniques. Ceux-ci portent un intérêt particulier aux lieux de sociabilité et aux pratiques sociales et consignent soigneusement le récit de leurs propres interactions sociales avec des habitants d’Odessa. En détaillant les pratiques sociales, les récits de ces voyageurs sont aussi une tentative de mesurer le degré de civilisation de cette ville située à la périphérie de l’Europe.
