Il serait tentant de conclure sur une aporie. Il serait aisé de déclarer, comme à la fin de certains dialogues de jeunesse de Platon, que nous avons progressé dans la connaissance de notre sujet (ce qui serait déjà un résultat) sans pour autant être en mesure d’apporter une réponse satisfaisante à la question posée au départ. De fait, notre problématique initiale était celle de l’unité de l’œuvre de François Cavanna et force est de constater que chacun des intervenants semble avoir « son » Cavanna qui ne se confond pas avec celui des autres, même si aucun ne le réduit aux Ritals. De même que Wolinski disait que « les restos du cœur, c’est un truc qui a surtout plu à ceux qui n’aimaient pas vraiment Coluche1 », il serait envisageable d’affirmer que la saga autobiographique de Cavanna a surtout séduit ceux qui n’avaient pas su apprécier l’auteur auparavant. Quoi qu’il en soit, récapitulons.
Virginie Vernay a connu de près l’individu Cavanna et a donc insisté sur ses qualités humaines ; dans un sens, elle était dans son « rôle » de témoin auquel on n’en demande jamais davantage que de donner du corps au sujet en rappelant que derrière les écrits, il y a eu un être de chair et de sang qui a joui et souffert. Pascal Tassy a tout de suite revendiqué sa volonté « d’évoquer le Cavanna première manière, le Cavanna des origines », celui qui alimentait en « gamineries au style musclé » le mensuel Hara-Kiri ; aussi a-t-il analysé ses parodies des œuvres de vulgarisation scientifique et démontré que, par le biais d’un humour apparemment absurde et burlesque, l’auteur cherchait à avertir son public contre les dangers d’une simplification outrancière du discours scientifique, laquelle est d’autant moins pardonnable que loin d’être innocente, non contente d’induire le public en erreur, elle est souvent l’expression, consciente ou non, d’un présupposé idéologique sur le statut de l’homme et sur son rôle au sein de la nature. Lionel Simonneau, justement, s’est penché sur le Cavanna enthousiasmé par les sciences, les vraies, et a donc fait le point sur ce que l’on sait aujourd’hui du vieillissement cellulaire afin d’interroger ce qu’il appelle « l’utopie de Cavanna » et que l’auteur, refusant avec véhémence les ravages du vieillissement, a notamment exprimée dans Stop-Crève. Cette présentation n’a bien sûr pas fait l’économie des questionnements éthiques que véhiculent les perspectives ouvertes par les découvertes les plus récentes sur le vieillissement et leurs éventuelles applications, plus ou moins bien intentionnées. Magali Coumert s’est intéressée au Cavanna romancier, auteur d’une saga mérovingienne en six volumes réfutant la façon dont l’histoire a pu être enseignée « dans une perspective chrétienne et nationaliste », comme il avait pu en faire l’expérience sur les bancs de l’école de l’entre-deux-guerres. Delfeil de Ton, enfin, opère un distinguo très net entre le Cavanna pamphlétaire, auteur de billets d’humeur à lire au premier degré dans Charlie Hebdo, et le Cavanna auteur comique pour lequel il revendique une préférence aussi nette que tranchée. Passons sur le laconisme avec lequel nous a répondu Willem qui complète cependant assez bien les propos des deux autres témoins, nuançant au passage les déclarations de Delfeil de Ton. Il serait donc tentant de s’en tenir à cette diversité apparente et de conclure sur un commentaire similaire à celui de François Morel sur Cabu : Cavanna « était si foisonnant qu’heureusement il semble toujours vivant2 ».
Bien entendu, ce serait trop simple. D’autant qu’à la lumière de ce bref résumé, il y a au moins un aspect de Cavanna qui semble lier les multiples facettes qui viennent d’être évoquées. Il ne s’agit pas de l’ironie dont il n’usait pas systématiquement et qui est d’ailleurs tenue en échec dans sa chronique publiée après l’interdiction de L’Hebdo Hara-Kiri et le lancement de Charlie Hebdo en 1970 :
Bon. J’arrête la musique. Ça va comme ça. Je voulais vous pondre un machin très serein, très au-dessus de la mêlée, une espèce de parabole, vous voyez, humour à froid, tout ça. Et puis j’en ai marre, moi. Trop énervé. Pas dormi depuis trois jours. L’ironie de bon ton, faut avoir son compte de dodo derrière les oreilles. Les vaches ! Comment qu’ils nous ont eus3 !
Ce paragraphe est d’autant plus crucial (dans toutes les acceptions du terme), qu’il exprime justement ce qui paraît revenir dans chaque contribution, même sans être forcément désignée comme telle : la révolte. Si l’on admet, avec Pascal Tassy, que les parodies de vulgarisation scientifique ont vocation à dénoncer la compréhension galvaudée de la science que le genre véhicule, alors cette partie de l’œuvre de Cavanna exprime en creux ce qui est en relief dans ses billets d’humeur dénonçant les impostures pseudo-scientifiques :
Une des plus amères surprises de ma vie aura été l’implacable montée du marécage de boue puante qu’on se plaît à nommer « l’irrationnel » et qui n’est tout simplement, que le triomphe de la bêtise « au front de taureau » de Flaubert, de l’increvable bêtise au mufle arrogant, activement propulsée par la cupidité des charlatans4.
En somme, Cavanna parodia les fausses sciences par révolte contre ce qui était justement une parodie de la « vraie » science, et l’audience que rencontrent aujourd’hui des théories pseudo-scientifiques plus ou moins délirantes nous invite à penser que ce combat reste malheureusement d’actualité. Il est d’ailleurs permis de prendre le terme « science » au sens large puisque l’auteur part aussi au secours des sciences dites « humaines », à commencer par l’histoire : ses romans historiques réfutent une vision idéalisée et orientée de l’histoire de France et expriment donc une révolte contre une pseudo-science historique diffusée à des fins idéologiques à peine tacites. Magali Coumert attribue le maigre succès de la saga mérovingienne au fait que l’auteur s’engageait avec elle dans un combat déjà dépassé : c’est sans doute vrai concernant la période mérovingienne, mais la connaissance d’autres époques pâtit de dégâts occasionnés par ses gauchissements plus ou moins volontaires, comme en témoignent certains débats médiatiques contemporains suscités par une vision déformée, par exemple, de la colonisation ou de l’occupation, laquelle vision ne repose sur aucun fondement solide mais se trouve être diffusée avec suffisamment de force pour instiller le doute dans l’esprit du public. La révolte de Cavanna contre la parodie de science au sens large reste donc actuelle, qui plus est à une heure où certaines figures du pouvoir, y compris dans des pays qui avaient bâti leur puissance sur le prestige de leurs universités et de leurs chercheurs, ont déjà déclaré la guerre, presque ouvertement, à la recherche scientifique.
Il serait d’ailleurs aisé de faire un catalogue, avec la prétention de l’exhaustivité, des sujets contre lesquels l’écriture de Cavanna exprima une révolte, soit en relief par le biais du pamphlet, soit en creux par le recours à l’ironie. Mais on risquerait alors de ne tenir compte que de ce qu’Albert Camus appela en son temps la « révolte historique » dans L’homme révolté . Or, force est de constater que son refus véhément des ravages de la sénescence et de la mort le rapproche de ce que le même essai camusien appelait la « révolte métaphysique » à savoir « le mouvement contre lequel un homme se dresse contre sa condition et la création tout entière5 ». Contre sa condition, Cavanna récuse l’inéluctabilité du vieillissement et refuse même d’admettre que la mortalité soit fondatrice de la condition humaine – de ce point de vue, il aurait été déçu d’apprendre que de récentes découvertes en microbiologie semblent attester que « la mort (cellulaire) est partie prenante intrinsèquement du processus vivant » pour reprendre les propos de Lionel Simonneau. Contre la création, il récuse l’idée même de création : loin de s’en tenir à ce que l’on pourrait appeler un anticléricalisme de bon aloi, il professe un athéisme radical qui fait l’économie du principe créateur et rend l’idée même de Dieu inutile à la lisibilité de l’univers :
La foi m’a quitté, l’univers, lui, est resté tel quel. Même, plutôt allégé, je dirais. Tout fonctionne comme avant, mieux qu’avant, débarrassé du poids de ce voyageur clandestin et de tout son attirail incasable dans nos filets à bagages. Pour les besoins d’étonnement et d’« incroyable mais vrai », le postulat des parallèles vaut largement les mystères de pacotille de la sainte Trinité6.
Cavanna se dresse contre la création précisément parce qu’il ne la reconnaît pas en tant que création : il ne rejette pas l’univers dans son entièreté, il lui reconnait même un fonctionnement qui pourrait être satisfaisant, mais il ne l’envisage pas comme le fruit de la création ou même « d’une » création. Faisant fi de la théodicée leibnizienne selon laquelle ce monde est le « meilleur des mondes possibles », Cavanna affirme qu’un monde meilleur est possible : le monde n’est pas parfait mais perfectible et l’homme a le droit, le devoir même, de le faire tendre à la perfection. La révolte « cavannienne » s’exprime aussi bien contre l’imperfection qu’elle constate que contre les obstacles, pour la plupart d’origine humaine, opposés à cette quête de perfectionnement qui ne peut plus être invalidée par le postulat d’un créateur souverainement parfait. Cette idée est admirablement résumée dans un article intitulé « Blasphème sans adresse » qui se résume à une seule phrase, un apophtegme si lapidaire qu’il en devient auto-suffisant : « Si vraiment c’est un dieu qui a créé ce cloaque d’horreur et de désespoir avec la mort au bout, alors c’est un tel salaud qu’il vaut mieux qu’il n’y en ait pas7. » Plus cohérent que Sade, Cavanna ne demande pas de comptes à un Dieu qu’il ne cesse de nier ; son style et sa pensée feraient de lui un héritier de Nietzsche qui, loin de se borner à annoncer la mort de Dieu, déclarerait qu’il n’est jamais né. Puisque la « création » n’est pas une création, alors rien ne permet de l’admettre comme parfaite et rien ne doit interdire à l’homme de chercher, sinon à la perfectionner, au moins à l’améliorer. En somme, la révolte, loin d’être simplement une caractéristique que Cavanna aurait en commun avec tout autre auteur engagé mettant sa plume au service de causes qui lui paraissent justes, s’avère radicalement fondatrice de son écriture, par-delà la diversité des genres où il exerça son talent.
Il ne faut pas s’en étonner : premièrement, il n’est pas exagéré d’envisager tout acte d’écrire comme un acte, conscient ou inconscient, de révolte qui n’a même pas besoin d’être violent pour être reconnu comme tel ; pourquoi écrit-on si ce n’est pour que soit exprimé ce qui ne l’a encore jamais été mais mérite de l’être ? Le simple fait de prendre conscience d’une vérité inexprimée et de la nécessité de l’exprimer implique, volontairement ou non, une révolte contre le monde tel qu’il se présentait jusqu’alors à nous, ne serait-ce que parce que ladite vérité y restait inexprimée : écrire, c’est donc prendre acte que « quelque chose » manque à ce monde et que ce manque n’est plus acceptable, qu’il est en tout cas assez inacceptable pour inspirer un acte qui n’avait encore jamais été posé. De ce point de vue, tout acte d’écrire est inspiré par un « non » qui, pour reprendre la formule camusienne, « affirme l’existence d’une frontière8 » qui vient d’être franchie, en l’occurrence, par la durée pendant laquelle une vérité est restée occultée. De ce point de vue, et l’abondance de l’activité scripturaire de Cavanna en est déjà un signe, le fondateur de Charlie Hebdo a poussé dans ses derniers retranchements cette vérité fondatrice de l’acte d’écrire.
Deuxièmement, pour revenir au cas particulier (très particulier oserait-on même dire) de Cavanna, il est patent que la révolte fut pour lui une condition nécessaire (mais pas suffisante) pour qu’il devienne un écrivain à part entière. Nous étions sur la bonne voie en évoquant, en introduction, la mort de sa première épouse Liliane, victime « à retardement » de la barbarie nazie, parmi les événements fondateurs de sa carrière. C’est en effet à la suite de ce drame que Cavanna, considérant qu’il n’avait plus rien à perdre, se dressa contre sa condition de fils d’immigré prolétaire, ce qu’il appelait ses « scrupules de brave petit prolo timoré9 » et entama la carrière qui allait l’amener à se faire écrivain. Écrire fut pour lui un acte de révolte, probablement inconscient, non pas contre son milieu social d’origine, qu’il ne renia jamais, mais contre ce que son appartenance audit milieu était censée impliquer : au risque de faire de la sociologie bon marché, il n’est pas exagéré d’affirmer que Cavanna, en se faisant écrivain, n’apporta satisfaction à aucune des deux attentes que la société place spontanément dans les individus issus de sa classe sociale : il fut certes maçon, comme son père, mais il ne le resta pas jusqu’à l’âge de la retraite, et il ne fut pas non plus un de ces quelques fils de prolétaires tirés de leur milieu grâce aux études. Il raconte en détail dans L’œil du lapin comment le bon élève qu’il était finit par décevoir l’espoir que plaçaient en lui sa mère et l’école de la République, comme le résume cet extrait paraphrasant ce que lui avait annoncé le directeur de son école : « Ça signifie qu’il faut que je réussisse mon Brevet du premier coup et que je ne pourrais pas préparer le concours de Normale, si des fois j’en avais envie. Ça tombe bien, j’en ai pas envie10 ». Cavanna n’aurait pu exprimer publiquement sa reconnaissance envers son instituteur comme le fit Albert Camus recevant son prix Nobel, mais il aurait presque pu faire sien ces propos de Daniel Pennac :
C’est l’image de cet élève idéal qui se dessine dans l’éther quand j’entends prononcer la phrase : « Je dois tout à l’école de la République ! » (…) C’est plus fort que moi, dès que j’entends cette manifestation publique de gratitude, je vois se dérouler un film – long métrage – à la gloire de l’école certes, mais à celle de cet enfant surtout qui aurait compris, dès sa première heure de maternelle, que l’école de la République était prête à lui garantir son avenir pour peu qu’il fût l’élève qu’elle attendait de lui. […] C’était bien le minimum que l’école de la République vous repère, eux et toi ! Et qu’elle t’aide à devenir ce que tu es ! Il n’aurait plus manqué qu’elle te rate ! Tu trouves qu’elle n’en laisse pas assez sur le bord du chemin, l’école de la République11 ?
Pour résumer, Cavanna ne suivit aucun des « chemins tous tracés » qui lui étaient destinés, que ce soit en tant que fils de prolétaire ou en tant que bon élève. Il s’extirpa de la condition ouvrière qu’il aurait pu hériter de son père, mais il ne le fit même pas en suivant une « voie royale » qui lui aurait été ouverte par l’école républicaine (le paradoxe de la formule est volontaire), mais bien en traçant son propre chemin. Fils d’un prolétaire parmi les autres, il ne fut à son tour pas un prolétaire parmi les autres et s’il sortit de son milieu, il ne le fit pas par une des portes que la société entrouvre à l’attention des fils d’ouvriers et / ou d’immigrés. Écolier atypique, brillant mais tapageur de son propre aveu (« J’aime bien l’école. J’aime encore plus faire le con12. »), il ne fut pas, pour reprendre l’expression de Pennac, « l’élève [que l’école de la République] attendait de lui13 ». Pour résumer, il ne contribua d’aucune façon à la « reproduction » dénoncée par Bourdieu14 et ne lui servit même pas d’alibi : toute la carrière littéraire de Cavanna fut un acte de révolte, le plus souvent involontaire voire inconscient, contre ce qui aurait « dû » être son itinéraire « normal » de fils d’ouvrier immigré, qu’il dût se caractériser par le maintien ou la sortie du milieu. Elle est même un acte de révolte, revendiqué presque comme tel dans ses dernières années, contre ce que « devrait » être le parcours « normal » d’un écrivain :
Les hasards de la vie ont fait de moi un artisan de l’écrit. Je ne suis nullement un linguiste, pas même un grammairien, je ne pourrais pas exercer les fonctions de prof de français dans un cours moyen de collège. J’écris « d’instinct », c’est-à-dire que je laisse couler de mon cerveau sur le papier ce que me suggère le considérable stock accumulé par mes lectures et ce qu’on appelle l’« inspiration », et amené à son degré optimum d’efficacité par un vigilant travail.
[…] On ne devient pas écrivain comme ça, par hasard. Moi, si. Comme j’étais devenu maçon, comme j’étais devenu dessinateur « humoriste » […]. J’ai atteint l’âge où ceux qui font métier d’écrire n’écrivent plus. Ce qu’ils doivent s’emmerder ! Je n’étais pas « fait » pour être esclave de la chose écrite. Je le suis devenu. Écrire m’est nécessaire, vital. […] C’est pourquoi, jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai15.
Osons le dire : n’étant ni issu de l’élite ni même formé par l’élite, Cavanna est l’écrivain qui n’aurait jamais dû l’être. L’acte d’écrire est chez lui un acte de révolte contre la « pression sociale » que ce solitaire revendiqué abhorre ouvertement16. Cela explique qu’il ne ressemble à aucun autre auteur marquant de son temps, pas même à Camus avec qui il partage pourtant une origine sociale modeste et une méfiance, confinant au rejet, envers les chapelles et écoles de pensées. Cela explique également que tant de lecteurs, dont Virginie Vernay, aient eu le sentiment, en découvrant ses livres, d’y lire ce qu’ils avaient tant de fois pressenti voire pensé sans jamais avoir pu ou osé l’exprimer. Cela explique, enfin et surtout, qu’il ait donné une voix à ceux qui n’en ont jamais eu avant lui : aux « Ritals » dont son père faisait partie, bien sûr, mais aussi à toutes celles et à tous ceux qui ont fait l’histoire sans la raconter, aussi bien ses contemporains qui, au cours de la seconde guerre mondiale, « ne furent ni des héros, ni des traîtres, ni des bourreaux, ni des martyrs, mais simplement, comme moi, des bons cons17 », que les innombrables victimes du « pieux vandalisme chrétien18 » de l’ère mérovingienne à nos jours. Nous pouvons même inclure à cette (déjà longue) liste toutes celles et tous ceux qui se sont, ne serait-ce qu’une fois seulement, révoltés en leur for intérieur contre l’inéluctabilité de la mort mais se sont tus sous la pression de la morale et de la religion. De ce point de vue, si tout acte d’écrire est acte de révolte contre le maintien d’une vérité à l’état de non-dit, alors la prodigalité scripturaire de Cavanna ne doit plus étonner, pas davantage que son statut unique au sein de la littérature française du XXe siècle. Autant on ne compte plus les individus qui n’ont jamais eu droit à la parole, autant sont rares les auteurs qui ont pu parler au nom de cette masse réduite au silence non pas parce qu’ils en avaient pitié mais parce qu’ils en étaient directement issus. Rien que pour cette raison, et au risque de terminer sur un cliché, François Cavanna n’a donc pas fini de nous interpeler. Et de nous manquer.
